Programmes du RABEC

Agir pour le Respect des Droits de l’Enfant Talibé (ARDENT) est avec le programme de réintégration sociale des filles potentiellement en rupture et la collectivité éducative pour les enfants d’âges compris entre 5 et 14 ans, l’une des trois composantes du département « Protection Sociale de L’enfant » que déroule le RABEC.

ARDENT est par ailleurs un projet soutenu par Penny Appeal et United Purpose ; différentes activités sont prévues à cet effet pour une prise en charge sociale des enfants talibés de trois daaras des communes de Biscuiterie et Grand Dakar sur une durée de 18 mois. Ainsi, en accord avec ses partenaires, le RABEC a choisi ce jeudi 3 mai 2018 pour marquer le démarrage effectif de ce projet qui se veut novateur en a croire le Directeur-Exécutif du RABEC, Monsieur Youssoupha BADJI. A cet effet, le RABEC y a associé plusieurs partenaires avec qui il a travaillé de par le passé et qui ont une grande expérience de travail sans relâche pour la cause de l’enfance. A cette occasion, l’assistance était composée de délégués de quartiers, de bajjen gox, de moniteurs de collectivités éducatives, de jeunes leaders d’associations et d’autres personnes qui s’activent pour l’épanouissement socio-éducatif des enfants.

 Le forum a débuté comme il est de coutume par des prières suivi d’un mot de bienvenue et d’introduction de M. BADJI qui en a profité pour revenir sur ce qu’est l’enfant et l’importance capitale de l’éduquer, l’encadrer, le suivre, le protéger. Il termine son discours par remercier les partenaires mais aussi saluer la présence de cette assistance spécialement choisie pour participer à cette journée très chargée en informations et partage d’expériences qui enrichiront à coup sûr les actions et activités déjà prévues dans le cadre de ce projet.

Ce fut par la suite au tour de Mlle Awa DIOP, chargée de projet à United Purpose de faire une présentation sommaire de son ONG avant de passer la parole à Monsieur le représentant régional de Penny Appeal pour l’Afrique de l’Ouest, M. AIDARA basé en Gambie. Suite aux interventions des partenaires du projet, la parole est donnée à Mme NDECKY du Service Départemental Communautaire qui a mis le focus dans son discourt sur l’objectif commun de son service avec le RABEC, à savoir travailler à mettre les enfants dans de bonnes conditions.

Avant d’observer une pause-café, M. Abasse KANE, venu au nom du Maire de la commune de Biscuiterie et Mme SY, Directrice USE Bopp, ont salué le travail que le RABEC a accompli et continue d’accomplir au service des couches les plus vulnérables.

A la reprise des débats, la parole fut donnée à M. Raoul LATOUFFE, point focal de l’ONG CDPE de Dakar et Président de la CONAFE. Devant aborder le thème sur la Stratégie Nationale de Protection de l’Enfant, il axe son intervention sur trois points essentiels. Il commence par présenter Le système intégré de protection de l’enfant avant de passer au Dispositif de prise en charge intégrée pour terminer par Les offres de services de protection de première ligne. M. LATOUFFE dans sa communication a sorti les fondements de la stratégie nationale de protection de l’enfant, insisté sur l’importance de la mutualisation et la coordination des initiatives, la capitalisation des expériences, la responsabilité des parents, l’implication des OCB, parler des objectifs de cette stratégie entre autres points.

La deuxième partie des communications fut réservée M. Amadou Coumbatine MBENGUE, Juriste et Conseiller en travail social. Monsieur MBENGUE a eu la lourde responsabilité de faire L’état des lieux de la mendicité des enfants talibés au Sénégal. Toutefois, il ne s’est pas limité à sortir des chiffres, certes très alarmants, du nombre d’enfants mendiants dans chaque département de la région de Dakar, mais il va plus loin en analysant les raisons historiques de la mendicité sans oublier son impact socio-économique. En bon juriste, M. MBENGUE n’a pas manqué de pointer du doigt les nombreuses incohérences et contradictions entre les conventions ratifiées par le Sénégal et les lois et décrets du pays en matière de protection des droits de l’enfant.

A la suite des brillantes interventions de M. LATOUFFE et M. MBENGUE, revient à Oustaz Elimane DIAGNE la charge de faire la synthèse de ces premières communications sur la situation des enfants talibés. Maitre coranique et conférencier, Oustaz DIAGNE, en plus de revenir sur le nombre inquiétant d’enfants dans les rues, est revenu sur les nombreuses initiatives prises en faveur de la modernisation des daaras, la prise en compte dans le budget de l’éducation nationale de cette éducation religieuse communément appelée éducation informelle. Il termine par rappeler que même dans le saint coran le respect des droits de l’enfant y est inscrit dans plusieurs endroits.

Autour de Monsieur Richard SOME, représentant régional de Sos Villages d’Enfants, de prendre la parole pour partager les expériences de son organisation dans la prise en charge des enfants et des talibés en particuliers.

Après que M. SOME ait rappelé les objectifs de promotion et de protection des droits des enfants du Village Sos, place maintenant aux séances de Questions/Réponses avant la pause-déjeuné.

La troisième et dernière partie des débats fut animée par le Professeur Bouba DIOP et portait sur Le défi du citoyen face à la mendicité des enfants talibés. C’est ainsi qu’il a séparé les participants en trois groupes qui devaient chacun travailler sur un questionnaire apportant ainsi leurs précieuses contributions sur les questions liées à la prise en charge de cette situation plus que préoccupante des enfants talibés.

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